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Création d'une machine virtuelle

La première étape de s’assurer qu’on possède l’ISO du système d’exploitation que l’on souhaite installer. Le fichier ISO, s’il n’existe pas, est à déposer dans le dossier /var/lib/vz/template/iso/ de l’hôte.

Note:

Pour la dernière version de Debian, on pourra par exemple récupérer l’URL de la dernière version stable, et la récupérer avec un wget dans ce dossier. Pour Alpine, on utilisera Alpine Linux - Extended, la seule qui supporte une installation sans accès au réseau.

Afin de créer une nouvelle machine virtuelle, il est nécessaire d’avoir accès à Proxmox. L’accès a l’interface graphique de Proxmox VE se fait selon le modèle : https://hostmachine:8006. A partir ce de moment là, une authentification est nécessaire pour accéder au tableau de bord de Proxmox et pour gérer graphiquement les machines virtuelles tournant sur l’infrastructure.

Pour fixer les problèmes de mapping de clavier en AZERTY, aller dans “Datacenter” en haut à gauche, aller dans options et changer le mapping du clavier en Français.

On commence d’abord par lancer l’utilitaire de création d’une machine virtuelle :

On choisit l’image pré-téléchargée ainsi que la bonne version du noyau :

On choisit ensuite le contrôleur SCSI. Celui-ci doit impérativement être VirtIO SCSI. SCSI, dans une machine physique, est un type de bus permettant de relier des périphériques à un ordinateur. Chaque type de bus a ses fonctionnalités et son protocole de communication. Ici, il s’agit d’un bus virtuel entre la machine hôte et la machine virtuelle. VirtIO SCSI a plusieurs avantages en matière de performance et de flexibilité.

On choisit ensuite la taille du disque dur nécessaire. Le type de disque doit être SCSI, qui a l’avantage de supporter le hotplug, c’est-à-dire l’ajout de disques virtuels à chaud. Le format de l’image devra être QCOW2, qui a l’avantage de n'occuper que la place réellement occupée par les données.

On choisira le type de stockage en fonction des besoins de la machine virtuelle : local pour le SSD, vm_storage pour le HDD. Ces noms sont choisis lors de la création des différents types de stockage Proxmox.

On choisit le nombre de cœurs alloué à la machine virtuelle, en fonction des besoins. Une configuration 1 processeur à 2 cœurs est équivalente à mettre 2 processeurs à 1 cœur. Pour information, la plupart de nos machines virtuelles utilisent 2 processus à 2 cœurs.

On choisit ensuite la mémoire vive allouée en fonction des besoins. Nos machines virtuelles ont en général entre 4 et 32Go de RAM.

Concernant le réseau, en fonction de la machine, il faut choisir le bridge 0 ou 1 :

  • Le bridge 0 (vmbr0) est à utiliser si la VM va recevoir une IP publique. Dans ce cas, les IP publiques sont routées directement à la VM.
  • Le bridge 1 (vmbr1) permet d’exposer une VM sur un réseau privé propre à l’hyperviseur, sur lequel on fera du NAT par la suite (non détaillé pour le moment).

Ces interfaces ont été crées lors de la configuration réseau des machines.

On choisira le modèle VirtIO, qui évite d’émuler une carte réseau (c’est une carte paravirtualisée, qui “parle presque directement” à l’hôte depuis la machine virtuelle).

Attention:

Ne pas activer le firewall, que l’on configurera manuellement si on le souhaite, avec iptables ou ufw, sur la VM.

On confirme les paramètres et on coche le démarrage de la machine virtuelle.

Il faut attendre la création de la machine virtuelle. Pour effectuer l’installation, on utilise ensuite la console (présente en haut à droite de l’interface). Exemple :

  • technique/infrastructure/machines_virtuelles/creation.txt
  • de qduchemi